le 06 octobre 2026
À l’occasion du Challenge international Fortius, Mademoiselle Mélanie-Antoinette de Massy, marraine de LegioPreneur, présidente du Rolex Monte-Carlo Masters, du Monte-Carlo Country Club et de la Fédération Monégasque de Tennis, accompagnée du Capitaine François Etourmy, adjoint au chef de corps de la Compagnie des Carabiniers du Prince et vice-président fondateur d’ Athlète Passerelle d’Avenir, s’est rendue à l’Académie Militaire des Sports de la Défense.

Deux journées au contact des militaires blessés, des délégations étrangères et de celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent à leur reconstruction.
Deux journées surtout faites de regards, de paroles confiées, de silences parfois, et de cette humanité qui abolit en quelques instants les grades, les fonctions, les nationalités et les distances.
Car derrière chaque blessure demeure une histoire. Derrière chaque uniforme, un homme ou une femme. Et derrière chaque reconstruction, cette volonté immense de continuer à avancer.

Accueillie avec une attention toute particulière par le Général Becker et ses équipes, Mademoiselle de Massy a pu découvrir les différents départements de l’AMSD et rencontrer celles et ceux qui accompagnent quotidiennement les militaires blessés sur le long chemin de la reconstruction.
Mais ce sont naturellement les rencontres avec les blessés qui auront donné à ces deux journées leur profondeur singulière.
Au fil des échanges, quelque chose de rare s’est installé.
Sans protocole superflu, avec cette simplicité qui rend possible la confiance, Mademoiselle de Massy est allée vers chacun avec une sensibilité et une empathie profondément sincères. Très vite, les conversations ont dépassé les convenances pour toucher à l’essentiel : la blessure, bien sûr, mais aussi l’absence, la famille, le retour à la vie, la peur, le courage, les projets et cette nécessité, après l’épreuve, de retrouver une place et un horizon.
Il y eut des mots. Il y eut aussi des silences.
Et parfois un regard suffit pour comprendre ce que les mots peinent à exprimer.
Cette proximité n’avait rien d’artificiel. Elle faisait écho à un engagement ancien : depuis plus de 10 ans, Mademoiselle de Massy entretient un lien fidèle avec l’Institution des Invalides de la Légion Étrangère à Puyloubier. La cause des blessés n’est donc pas, pour elle, celle d’une circonstance ou d’une journée : elle appartient à une histoire personnelle faite de fidélité, de présence et d’attention portée à ceux qui ont servi.
Parmi les rencontres particulièrement marquantes, celle avec le lieutenant Maksim, engagé au sein de la cellule des blessés de la Légion Étrangère, a donné un visage supplémentaire à cet accompagnement exigeant, où reconstruire un homme signifie souvent l’aider à retrouver confiance, autonomie, dignité et projection dans l’avenir.
Une autre rencontre aura donné une résonance toute particulière à ces journées : celle avec Sebastian Buscail, capitaine de l’équipe de France de rugby fauteuil et champion du monde en titre aux Invictus Games, et Laurent Etchamendy, réalisateur du documentaire la chance d’un second souffle.
À travers le parcours de Sebastian, c’est toute la puissance du sport comme chemin de reconstruction qui s’est exprimée. Non pas le sport comme simple recherche de performance, mais comme espace où l’on réapprend à faire confiance à son corps, à retrouver le goût de l’effort, du collectif et du dépassement, et surtout à se projeter de nouveau vers l’avenir. Son témoignage, sa force tranquille et la manière dont il porte aujourd’hui les couleurs de l’équipe de France donnent un sens particulièrement concret à l’esprit des Invictus Games : faire de la vulnérabilité non pas une limite, mais le point de départ d’une nouvelle conquête de soi.
Cette même réalité, Laurent Etchamendy a choisi de la raconter par l’image dans son documentaire la chance d’un second souffle. Son regard sensible porté sur les militaires blessés, leur reconstruction et la place essentielle du sport dans ce cheminement permet de mettre des visages, des voix et des histoires derrière des mots que l’on emploie parfois trop facilement : résilience, courage, reconstruction, fraternité. Là encore, les échanges avec Mademoiselle de Massy furent d’une grande profondeur, nourris par une conviction partagée : ces parcours méritent non seulement d’être accompagnés, mais aussi d’être racontés, transmis et rendus visibles.

La rencontre entre ces univers, le témoignage de celui qui s’est relevé, le regard de celui qui raconte et l’engagement de ceux qui souhaitent agir, a naturellement ouvert de nouvelles perspectives. Avec, déjà en ligne de mire, les prochains Invictus Games et cette volonté commune de faire du sport, de la transmission et de la fraternité autant de passerelles vers ce « second souffle » qui, pour beaucoup de blessés, signifie simplement retrouver un horizon.
Fortius avait également cette force : réunir autour de la même épreuve des militaires venus de plusieurs nations.
Aux côtés de l’équipe de France des blessés, les échanges avec les délégations allemande, belge, britannique, estonienne, italienne et ukrainienne présentes ont rappelé une évidence : face à la blessure, les uniformes et les drapeaux diffèrent, mais certaines expériences humaines parlent un langage universel.
La rencontre avec la délégation ukrainienne restera, à ce titre, parmi les moments les plus bouleversants.
Certains de ces hommes, après avoir connu la guerre, la blessure puis la reconstruction, savent qu’ils peuvent être amenés à retrouver le front.
Difficile, devant une telle réalité, de rester dans les mots convenus.
Les échanges furent d’une intensité particulière, empreints de pudeur, de respect et d’une émotion profonde. Non pas une compassion à distance, mais une véritable rencontre entre des êtres humains, dans ce qu’ils ont de plus fragile et, paradoxalement, de plus fort.
C’est peut-être là tout le sens de Fortius.
La force n’est pas l’absence de vulnérabilité.
Elle est cette capacité à se relever, à accepter parfois d’être aidé, à transformer une épreuve en chemin et à retrouver, progressivement, la possibilité de se projeter de nouveau.
C’est précisément dans cet espace que les missions de LegioPreneur et d’Athlète Passerelle d’Avenir trouvent un écho naturel avec le travail accompli à l’AMSD : accompagner les transitions, faire de l’expérience acquise une richesse, créer des passerelles et permettre à chacun de redevenir pleinement acteur de son avenir.

Cette visite n’a donc pas eu le goût d’un aboutissement.
Elle avait celui d’un commencement.
Parce qu’après la blessure vient la reconstruction.
Après la reconstruction, le projet.
Et derrière chaque projet retrouvé, il y a un homme ou une femme qui recommence à regarder devant lui.
Un immense merci au Général Becker, à l’ensemble des équipes de l’Académie Militaire des Sports de la Défense, aux personnels engagés dans l’accompagnement des blessés, ainsi qu’à chacune des délégations pour la confiance accordée et la vérité de ces échanges.
Et surtout, merci aux blessés.
Pour leurs paroles.
Pour leur confiance.
Pour leur courage.
Et pour cette magnifique leçon d’humanité.
L’aventure ne fait que commencer.
